
3, c’est le nombre de mois que nous avons pour le moment passé dans la guest house, the ChangiVille. Nous sommes donc à mi-parcours, et nous ferons dans cet article une pause avec vous pour vous la présenter un peu.
C’est le lieu, après le travail, où nous passons le plus de temps durant la semaine. Petit déjeuner, déjeuner, souvent diner, se prennent quotidiennement sur la terrasse et les cours de khmers nous y font revenir 2 à 3 fois par semaine.
Le bâtiment a une taille assez imposante , on peut pas vraiment dire que son architecture soit archétype de la maison Cambodgienne que l’on trouve sur les cartes postales, pas de pilotis, pas de hamac à l’extérieur. Le Big boss étant Singapourien, je pense qu’il a fait çà pour les touristes occidentaux essentiellement, donc pas de quoi s’extasier sur façade.
Je vais zapper les détails de construction parpaings, crépis, peinture, ponçage, carrelage…je pense que çà sera moins chiant pour vous.
La cour intérieure, spacieuse et” assez végétale”, permet de se détendre en prenant un jus de banane bien frais dans des fauteuils profonds en osier sous les tonnelles en toile ou en paille.
Au fond de la cour c’est les machines à lavée à vingt doigts qui s’affairent à repasser et à laver nos pantalons et notre lingerie fine, on trouve aussi la petite cuisine où le chef Dara et ses” commis” font sortir les viandes, les soupes de poisson et aussi une très grande quantité de riz.
Pour le midi, Dara sort une sorte d’étagère vitrée, qui sert à exposer les plats. Le fonctionnement peut se comparer aux selfs dans une air d’autoroute, ou comme dans une cantine de collège.
L’intérieur du resto est équipé d’un télé et d’une moquette verte où l’on peut trouver sur les nombreuses chaines, des programmes intéressants, des gens parlant une langue étrange, des personnage en combattant d’autres avec moult sortes d’objets tranchants et pointus enduits d’amour et de sang qui agissent comme les coagulants de l’histoire. Voila le type de programme télé que l’on peut trouver au Cambodge. Cette espace fait également salle de réunion pour nos amis Tuk-Tuk.
Au détour d’un pan de mur vous pourrez à l’occasion apercevoir Patrick. Gecko ou lézard les opinions divergent énormément. Pour nous c’est un croisement. Il sait comme tout animal à sang froid gardé les pattes sur terre; souvent philosophe et parfois perplexe sur sa condition de reptile ; il peut se montrer drôle et nous divertir le temps d’un soirée, chapeau bas monsieur le boutentrain.
Si vous sortez par la gauche de la pièce télé, vous vous retrouver nez à nez avec le comptoir et Ismaël. Ici pas de référence avec un bar, on fait vraiment les comptes à l’abri des yeux fouineurs et des rôdeurs. (je sais que le coffre est dans un des tiroirs). Faites un quart de tour sur votre droite, et empruntons ensemble l’escalier en bois vernis. Faites un courte pause au deuxième étage pour passer par notre chambre si l’envie vous y attire (les dames pourront s’y ravitailler) ; sinon passez votre chemin. Prenons de la hauteur et retrouvons nous sur le toit. Tout le monde est là, personne s’est perdu dans l’escalier. Attention les dernières marches sont un peu foireuses. Voila vous êtes à présent sur la terrasse du “haut”. Plus haut c’est les tuiles ou les problèmes de vertige commencent. Appréciez la vue, les couchers du flamboyant deviennent de plus en plus colorés, le ciel se peint des couleurs d’une fin d’été, et on prend plaisir à le suivre des yeux et à le voir s’enfuir vers l’ouest jusqu’à son dernier rayon vert (bon il n’y a pas de rayon vert, mais c’est quand jolie à observer). À ce spectacle vous pouvez ajouter les bruits d’une ville qui vit à pleins poumons mais qui fait de l’asthme (voitures, camions, Tuk-tuk, motos, klaxons, des gens qui parlent, des aboiements de chiens et de geckos, des chats qui hurlent car on les étripe…), et les exhalaisons des arbres en fleurs, de la cuisine cambodgienne, du parfum des demoiselles et parfois quand il fait chaud ou après une bonne averse ce qui n’arrive quasiment jamais au Cambodge, les odeurs d’égouts mélangent de miasmes et d’essence de chaussettes saupoudrés d’un bonne couche de pollution.
Voila vous connaissez à présent un peu mieux notre QG à Phnom Penh. Si vous faites un halte par cette ville, faites nous le savoir, nous réserverons la suite luxe, on peut sans doute avoir un prix.
Rapport stratégique : ministère des affaires des femmes
Selon la dernière étude sociale provenant du ministère des affaires de femmes, (extrait 1) “34% de la population Cambodgienne vit sous le seuil de pauvreté”. Ben! Me direz vous, c’est pas si mal au final, çà fait quand même 64% au dessus . Mais attention au piège des chiffres, cette indicateur représente en réalité le seuil national de pauvreté et pas le seuil international.
Après on pourrait dire, le Cambodge est mieux placé que les institutions internationales pour juger de l’état de santé de son peuple. Mais lisez la suite et vous saurez ce que veut réellement de le peuple cambodgien.
(extrait 2): ” “The people of Cambodia enjoy peace, democracy, prosperity, justice and the rule of law, good governance and transparency, equlity, well being, which are shared equally by women and men. Respect for human rights, including women’s rights….”
C’est pas géniale comme phrase, les Bisounours on atterrit sur le Cambodge, avant de repartir sur Bisous land à bord d’un arc en ciel, trop fort. Gardez simplement en tête que le Cambodge est un des pays où l’on trouve le plus de corruption “visible” (selon les indicateurs internationaux), donc respect des lois, justice, droits de l’homme font le dos rond au Cambodge.
Comment apprendre à écrire l’anglais à un Cambodgien:
L’un de nos potes Tuk-Tuk, Jam, a décidé d’apprendre à écrire l’anglais. L’alphabet cambodgien a autant de ressemblance avec l’alphabet latin qu’un corbeau avec un bureau.
Donc première étape, la formation des lettres, puis viendra plus tard le temps des premières dictée de mots, des premiers zéro sur vingt. Que de bons souvenirs!!
Jam est vraiment motivé pour apprendre , il a déjà investit dans des cahiers d’écoliers, et plusieurs crayons à papier dont les mine sont déjà bien entamées.
Donc on essayera autant que faire se peut, de l’aider dans son apprentissage qui est la preuve qu’il n’est jamais trop tard pour se lancer de nouveau défi, Jam a 40 ans passé.