Publié par : worldbarang | 5 juillet 2010

Une semaine a Siem Reap

C’est un américain, un japonnais et un cambodgien qui….non ce n’est pas le début d’une mauvaise blague, mais simplement des personnes parmis les derniers aventuriers assez intreprides pour tenter l’aventure de la production du fameux fils de soie d’or cambodgien. En effet cette semaine a été l’occasion de prospecter et voir ce qu’il se fait en terme de production de soie au Cambodge. A savoir que le Cambodge est reputé pour sa soie dorée de très bonne qualité. Cependant peu de gens le produise encore du fait d’une cout de production relativement elevé, un risque important du fait de la chaleur et surtout a la concurrence chinoise, vietnamienne….enfin bref merci a la mondialisation. Donc la production de cette soie ne fait plus qu’en très petite quantité, et son prix de vente reste aussi elevé (comprenez que les habits « silk made in Cambdodia » négociés a 5$ sont surement comme beaucoup de chose ici « made in China »). Mais surtout qu’ il apparaît clairement que la soie est aussi rare que leurs sites de production sont inaccessible; les paysages compensent souvent les dizaines de Km effectués sur des « routes » où les nids de poules auraient plutot la taille de cratères lunaires qu’autre chose. Et notons aussi au passage que l’un des sites visité se trouvait dans le complexe des temples d’angkor, et donc vous m’accorderez aisement qu’il y pire comme lieu de travail…En résumé une semaine un peu longue par rapport au temps passé sur les routes, mais tout de meme agréable pour ce qui est du travail.

It’s the story of an american, a japanese and an Cambodian who…no it’s not the beginning of a not funny joke, but simply the story of these few last people who try to produce as much as possible the famouse Cambodian golden Silk. This week was the occasion to see and discover what does it rest of the gold cambodian silk production. Important to know that this silk if very famous because of the quality but also the colour. What it possible to say it that this silk production not as important as before, and its price is very high compare (the clothes that we could find and bargain until 5$ are clearly « made in China » even if it is written « silk made in Cambodia »). But an other aspect is that the silk is as rare as the different production are difficult to find. For each site we have to drive on road where we need around 2hours for less than 20km….but it let us the time to admire this landscanpes, green, full of life, and even sometimes with angkor temples (yes the mission was in Siem Reap). So clearly you can understand that we can find worst place for a mission, and except for the long long time spent in the car, it was a good week.

Bon voila 4 mois de Cambodge, vous allez voir on a bien grandit. On est bientôt sage.

Hommage au jeu de mot:

Dès que vos yeux emprunterons le chemin de ces mots, vous devez garder à l’esprit que vous entrez à présent dans la cour des grands, et je parle pas des CM2, je parle au moins des 3ème A, la classe absolue au collège. Donc c’est du assez haut niveau que l’on va vous proposez, ne chercher pas à vous appropriez ne serait ce qu’un iota de notre génie humoristique, c’est impossible tant il danse avec les cimes les plus hautes, et côtoie les abimes et les abysses les plus profonds (plouf, a merde ya de l’eau sur l’écran). Dieu a créé les muscles zygomatiques (et plein d’autres trucs utiles à la vie de tout les jours, comme la bougie électrique)  nous sommes la pulsion primaire qui les actionnent et délivrent une petite quantité de plaisir à chaque lecture.

Plaisir pervers lecteurs, à consommer avec modération, fort risque d’addiction.

Attention le risque de l’hilarité s’approche, et la folie du rire vous guète (I WANT YOU TO GET MAD) toujours prête à dégainer ses crocs  aux moindres mouvements de vos lèvres. Vos glandes lacrymales laisseront s’échapper de vos yeux des averses de larmes salées qui sécheront sur vos joues comme un crachat impur sur du goudron brûlant. Vous redécouvrirez vos abdos et  ils bruleront à nouveau, un acide lactique se déversera à travers chacune de vos fibres musculaires,  vous paralysant et vous tuant de rire.

Patience lecteur, je sais que tu frétilles tel un poisson hors de l’eau (sachant qu’il va sans doute  passer le prochain moment à faire la bise à pierre, ou quelque chose de bien pire que je ne l’ose l’imaginer).

1er jeu de mot/ le concept textile : le pays du Cambodge étant le pays de la contrefaçon (le jeu de mot n’est pas la pour façon, trop simple), nous avons décidé de lancer la marque LAVIS, pour concurrencer LEVIS Strauss. Pour que çà soit drôle il faut lire la vis, et notre slogan c’est : avec lavis t’a le bout long (on note la double performance, le double jeu de mot : lavis à le boulon).

Si vous achetez on vous garantit qu’il n’y a pas escroquerie ou d’entourloupette, on n’est pas des escrous quand même (ya pas de faute encore un jeu de mot du même acabit).

2ème jeu de mot/le  concept oligo-argent, alors c’est comme les oligo-éléments, mais avec de l’argent. Simple et rentable, manger et devenir riche en même temps : le tout nouveau produit c’est les riels de veau.

Lecteurs, lectrices, si toi aussi tu  partages le goût salé de l’amer (c’était le dernier jeu de mot) et le goût sucré de nos plaisanteries licencieuses , alors régales toi, et comme c’est un gâteau sans part, tu pourras en manger autant qu’il te sied et en faire profiter  tous  tes amis.

Les dessins animés ou cartoons:

Le marché des cartoons a trouvé son avenir au pays du soleil brulant. Tout le monde ici est complètement possédé par les dessins animés. La mention de 7 à 77 ans prend tout son sens quand on voit l’engouement des cambodgiens face aux personnages de Ben 10, Tom & Jerry, et tout les Walt Disney.  J’avoue que moi aussi, j’aime à contempler les graphiques et à m’imaginer avoir des supers pouvoirs et quand embrassant un escargot cela le transformera en princesse, l’escargot étant hermaphrodite prendre des précautions avec le résultat obtenu (c’est avec une grenouille normalement  à ben tant pis alors, j’espère que Garry à tout de même apprécier l’expérience)
Bref je me disperse, le phénomène envahit toutes les classes sociales, les blagues de Dingo font rire jusqu’à pleurer. J’exagère largement mais, c’est un peu vrai tout de même. On va dire que çà ne dérange pas les Cambodgiens de regarder 2 épisodes à la suite de Titi & Grosminet alors qu’on sait tous qu’à la fin c’est Titi qui gagne toujours, il n’y a pas de surprise possible, le suspens est réduit à zéro.

Donc pour conclure on va mettre cette étrangéité populaire sur le compte de la différence culturelle. Après tout en Europe on est tous devant notre poste criant, pleurant, pour regarder 22 personnes tapés dans un ballon,  se crachant dessus, et s’insultant, riant aussi à l’occasion  alors pourquoi pas après tout…

Ps : je rappelle que la section anecdote, raconte des anecdotes,  donc attention ! Grave erreur ! Ne pas faire de généralités, d’autres cambodgiens regardent aussi le foot, la politique, national geography, cuisine TV…

Publié par : worldbarang | 12 juin 2010

A la recherche de l’anecdote perdue.

3, c’est le  nombre de mois que nous avons pour le moment passé dans la guest house, the ChangiVille. Nous sommes donc à mi-parcours, et nous ferons dans cet article une pause avec vous pour vous la présenter un peu.

C’est le lieu, après le travail, où nous passons le plus de temps durant la semaine. Petit déjeuner, déjeuner, souvent diner, se prennent quotidiennement sur la terrasse et les cours de khmers  nous y font revenir 2 à 3 fois par semaine.

Le bâtiment a une taille assez imposante , on peut pas vraiment dire que son architecture soit archétype de la maison Cambodgienne que l’on trouve sur les cartes postales, pas de pilotis, pas de hamac à l’extérieur.  Le Big boss étant Singapourien, je pense qu’il a fait çà pour les touristes occidentaux essentiellement, donc pas de quoi s’extasier sur façade.
Je vais zapper les détails de construction parpaings, crépis, peinture, ponçage, carrelage…je pense que çà sera moins chiant pour vous.

La cour intérieure, spacieuse et” assez végétale”, permet de se détendre en prenant un jus de banane bien frais dans des fauteuils profonds en osier  sous les tonnelles en toile ou en paille.

Au fond de la cour c’est  les machines à lavée à vingt doigts qui s’affairent à repasser et à laver nos pantalons et notre lingerie fine, on trouve aussi la petite cuisine où le chef Dara et ses” commis” font sortir les viandes,  les soupes de poisson et aussi une très grande quantité de riz.

Pour le midi, Dara sort une sorte d’étagère vitrée, qui sert à exposer les plats. Le fonctionnement peut se comparer aux selfs dans une air d’autoroute, ou comme dans une cantine de collège.

L’intérieur du resto est équipé d’un télé et d’une moquette verte où l’on peut trouver sur les nombreuses  chaines, des programmes intéressants, des gens parlant une langue étrange, des personnage en combattant d’autres avec moult sortes d’objets tranchants et pointus enduits d’amour et de sang qui agissent comme les coagulants de l’histoire. Voila le type de programme télé que l’on peut trouver au Cambodge. Cette espace fait également salle de réunion pour nos amis Tuk-Tuk.

Au détour d’un pan de mur vous pourrez à l’occasion apercevoir Patrick. Gecko ou lézard les opinions divergent énormément. Pour nous c’est un croisement. Il sait comme tout animal à sang froid gardé les pattes sur terre; souvent philosophe et parfois perplexe  sur sa condition de reptile ; il  peut se montrer drôle et nous divertir le temps d’un soirée, chapeau bas monsieur le boutentrain.

Si vous sortez par la gauche de la pièce télé, vous vous retrouver nez à nez avec le comptoir et Ismaël. Ici pas de référence avec un bar, on fait vraiment les comptes à l’abri des yeux fouineurs et des rôdeurs. (je sais que le coffre est dans un des tiroirs). Faites un quart de tour sur votre droite, et empruntons ensemble l’escalier en bois vernis. Faites un courte pause au deuxième étage pour passer par notre chambre si l’envie vous y attire (les dames pourront s’y ravitailler) ; sinon passez votre chemin. Prenons de la hauteur et retrouvons nous sur le toit. Tout le monde est là, personne s’est perdu dans l’escalier. Attention les dernières marches sont un peu foireuses. Voila vous êtes à présent sur la terrasse du “haut”. Plus haut c’est les tuiles ou les problèmes de vertige commencent. Appréciez la vue, les couchers du flamboyant deviennent de plus en plus colorés,  le ciel se peint des couleurs d’une fin d’été, et on prend plaisir à le suivre des yeux et à le voir s’enfuir vers l’ouest jusqu’à son dernier rayon vert (bon il n’y a pas de rayon vert, mais c’est quand jolie à observer). À ce spectacle vous pouvez ajouter les bruits d’une  ville  qui vit à pleins poumons mais qui fait de l’asthme (voitures, camions, Tuk-tuk, motos, klaxons, des gens qui parlent, des aboiements de chiens et de geckos, des chats qui hurlent car on les étripe…), et les exhalaisons  des arbres en fleurs, de la cuisine cambodgienne, du parfum des demoiselles et parfois quand il fait chaud ou après une bonne averse ce qui n’arrive quasiment jamais au Cambodge, les odeurs d’égouts mélangent de miasmes et d’essence de chaussettes saupoudrés d’un bonne couche de pollution.

Voila vous connaissez à présent un peu mieux notre QG à Phnom Penh. Si vous faites un halte par cette ville, faites nous le savoir, nous réserverons la suite luxe, on peut sans doute avoir un prix.

Rapport stratégique : ministère des affaires des femmes

Selon la dernière étude sociale  provenant du ministère des affaires de femmes, (extrait 1) “34% de la population Cambodgienne vit sous le seuil de pauvreté”. Ben! Me direz vous, c’est pas si mal au final, çà fait quand même 64% au dessus . Mais attention au piège des chiffres, cette indicateur représente en réalité le seuil national de pauvreté et pas le seuil international.

Après on pourrait dire, le Cambodge est mieux placé que les institutions internationales pour juger de l’état de santé de son peuple. Mais lisez la suite et vous saurez ce que veut réellement de le peuple cambodgien.

(extrait 2): ” “The people of Cambodia enjoy peace, democracy, prosperity, justice and the rule of law, good governance and transparency, equlity, well being, which are shared equally by women and men. Respect for human rights, including women’s rights….”
C’est pas géniale comme phrase, les Bisounours on atterrit sur le Cambodge, avant de repartir sur Bisous land à bord d’un arc en ciel,  trop fort. Gardez simplement en tête que le Cambodge est un des pays où l’on trouve le plus de corruption “visible” (selon les indicateurs internationaux), donc respect des lois, justice, droits de l’homme font le dos rond au Cambodge.

Comment apprendre à écrire l’anglais à un Cambodgien:

L’un de nos potes Tuk-Tuk, Jam, a décidé d’apprendre à écrire l’anglais.  L’alphabet cambodgien a autant de ressemblance avec l’alphabet latin qu’un corbeau avec un bureau.

Donc première étape, la formation des lettres, puis viendra plus tard le temps des premières dictée de mots, des premiers zéro sur vingt. Que de bons souvenirs!!

Jam est vraiment motivé pour apprendre , il a déjà investit dans des cahiers d’écoliers, et plusieurs crayons à papier dont les mine sont déjà bien entamées.

Donc on essayera autant que faire se peut, de l’aider dans son apprentissage qui est la preuve qu’il n’est jamais trop tard pour se lancer de nouveau défi, Jam a 40 ans passé.

Publié par : worldbarang | 2 juin 2010

Once upon a time, the russian market…

Il y a certains endroits qui sont coupés du reste de la ville, voire du monde. Il est ainsi pour le fameux marché russe de Phnom Penh. Évidement c’est un lieu où se trouvent mille et une merveilles, et ou les instants passés a négocier avec les vendeuses resteront gravés a jamais. La négociation commence deja avec la moto bike; “for you, 3 dollars”; après avoir esquisser une léger sourire, il suffit d’enchainer par “ 0.5$” et tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. (bien sur la discussion en khmer avec un accent franco français ajoute du charme a l’instant). Zig-zag dans la circulation, klaxon, des fois freinage brusque, tel est le chemin pour arriver au marché russe (psa toultoumpong ). La on y découvre un marché dont le toit est de tôle, et dont l’aspect extérieur nous invite à venir fouiner, fouiller et y découvrir la perle rare. On peut y trouver tout est n’importe quoi: des habits contrefaits (du moins je pense), des habits traditionnels, des objets souvenirs, du matériel pour le bricolage, de la nourriture….mais il faut venir pour le découvrir. Nous commençons tranquillement le petit tour, accostés évidement par toutes les vendeuses qui nous perçoivent comme un gros dollars déambulant, et tentent la vente du siècle. Il arrive qu’un objet attire l’attention; il ne faut pas plus d’une fraction de seconde pour qu’il soit accompagné par « you want something? » et qu’ éventuellement les négociations commencent. Là aussi plusieurs écoles s’opposent. Les touristes qui pensent toujours  faire un bonne affaire en ayant fait baisser le prix de 5 $, une sorte d’échange de bon procédé. Et ceux qui tentent la négociation en Khmer (un peu plus classe forcèment). D’abord le regard de la vendeuse change, elle devine que nous ne sommes pas de simples touristes. Il y aura même certaines vendeuse qui diront plus ou moins sincèrement « normalement c’est 10, mais pour vous je vous le baisse ». Mais bon ne soyons pas naïf, il faut encore négocier. Et c’est ainsi que certains produits présentés à 15$ sont finalement payés 5$. Le tour continue, jusqu’au moment ou une odeur « assez forte » nous arrive aux narines; et oui nous arrivons au rayon « alimentaire » ou les poissons (parfois encore vivants) et pièces de viandes font la joie des mouches, voire parfois de certaines rongeurs. Dès la sortie nous sommes accueillis par le soleil aveuglant qui contraste très allègrement avec les allées sombres du marché; et bien évidement tous sont là pour nous harceler de leur chant traditionnel « tuk tuk?smoke?girls?shoot? All together?! »

English version

It is possible to find in Phnom Penh some places which are disconnected from the rest. That ‘s the case of the famous Russian market. This is clearly the kind of place where it’s possible to find thousands of wonders, and where all the negotiations will be kept in mind as one of the best memories. The negotiation starts from the moto bike :”for you, 3 dollars”. After a nice smile, just say “0.5$” and all will be for the best in the best of all worlds. (of course to speak Khmer helps a litlle, and also add a piece of charm to the moment). Zig Zag in the traffic jam, noisy and amazingly huge car, emergency breaking, that the way it is to reach the Russian market (also called psa toultoumpong). This market is a huge “thing”, with a tole roof, and with a general aspect that invite to go in and to spend time, to look, to see , to discover. In this place you can find everything and anything. Clothes , traditional and counterfeit (at least I guess), a lot of souvenirs, DIY material, food….you have to come to get a better idea. We quietly start the tour, accompanied by all “you want something sir?” from the women sellers who see us more like a huge $ than anything else. Something our intention is attracted by something, and directly someone appears from nowhere “interested sir?”, and maybe the negotiations start. Here are different ways. Some tourists will be satisfied when they make the price going down of 5 or even 6$, let’s say that it is more a kind of quid pro (even if one is eroded, guess who).Some others will try to bargain in Khmer (smarter). Directly the look of the seller is getting different, but they can still make the different between tourists and “barang”. But even by speaking khmer, always keep in mind that it is indispensable to bargain. At the end you can the product for 5 instead of 15, simply (but don’t worry ,they still earn money). We continue the visit, until a “strong” smell arrives to our nose, something like fish, beef, vegetable…this is the “food” part. This the place where fish and meat make the flies happy, and even sometimes the rats…. As soon as we go out from the market, it’s like a back to the life, the sun make us blind, the tuk tuk song help us to adapt again to the exterior “tuk tuk?smoke?shoot?girl?all together?”

Publié par : worldbarang | 1 juin 2010

Déjà 3 mois….

Voila déjà trois mois que nous sommes arrivés au Cambodge. Environ trois mois que nous travaillons, autant que faire se peut, dans cette petite entreprise dont le but est de venir en aide aux villageois de Baray province. Trois mois aussi que nous testons la vie d’expat, que nous apprécions les restaurants pas chers (nous ne mangeons que rarement pour plus de 2 $ par jours ;il n’est jamais trop tard pour faire un don), les draft beer a 50 cts. Il est temps de faire un premier bilan. Nous étions arrivés avec comme idée de se mêler a une nouvelle culture, une autre manière de travailler, simplement voir une autre partie du monde. Si vous suivez notre blog régulièrement , vous aurez surement l’impression que notre séjour se compose de beaucoup de weekend au bord de la mer, ou en mode explorateur des merveilles du pays. En effet nous ne mettons pas en avant tout les résultats de notre labeur, modestie oblige. A présent nous sommes bien familier avec certains aspects de la vie ici:

• Remonter une rue à contre sens en moto et zigzaguer entre les gros Lexus ,et en indiquant juste avec les bras la volonté de tourner;

• L’alcool est et doit rester moins cher que les sodas;

• Une bière se boit obligatoirement avec des glaçons, voire avec une paille. Et quand la cannette est vide, on l’a met sous la table, comme tous les déchets;

• Il ne faut jamais s’énerver, a la limite lâcher un sourire;

• Des marques comme Vuitton ou Chanel ne sont pas réservées à la bourgeoisie; “5 dollars for the belt, 15 for a bag with good quality for you my friend”!

• Il y beaucoup de voiture au Cambodge (de la Porsche a la Rolls Royce, en passant par le Hummer) mais il y a La voiture: une Toyota Camry. Ce n’est pas seulement une berline, mais un vrai monospace (4 personnes devant, 4 a l’arrière). Ce qu’on utilise en Europe comme un van est utilisé ici comme un mini bus (environ 25 personnes).

• Nous ne sommes pas étonnés quand au restaurant les serveurs nous disent “sorry sir, don’t have”

• Un Tuk tuk a une capacité d’accueil de 10 personnes, et ne se payent pas plus de 5 dollars

• Dans la poulet tout se mange, même les os

• Une tomate mure est une tomate verte! A compléter dans les mois a venir!

English version

We have been in Cambodia for 3 month now. 3 months that we work, as much as possible for this dynamic NGO, which try to help the villagers from barey province. Three months also that we live as expatriate people, enjoying cheap restaurants (we mainly spend 2$ per day for the food; don’t forget it’s never too late to make donation…), and 0.50$ beer. It’s time now to make the point. We arrived with the idea to meet a new culture, a new mentality, simply to look, to observe and to enjoy something different. If you regularly read our blog, you can have the impression that our journey is mainly made of nice week ends at the sea or spending time discovering wonders of Cambodia, not false. We don’t put forward all aspects of our job, all our success, maybe simple question of modesty. So what we can say about our adaptation here is:

-To ride a bike in the wrong way, crossing big Lexus car, and to move the arm before to make a U turn is something normal;

-The alcohol is, and must be cheaper than sodas;

-A beer must be served with ice, and when it is empty, you put it under the table;

-Never get angry, at worst just give a smile

-Brands as Vuitton, Dior or Chanel are very discount brands :”5 $ the belt, 15$ for a bag with good quality for you my friend”!

-There are a lot of cars here (Porsche, Rolls Royce, even Hummer), but there is The Car :the Toyota Camry. For you it is a normal one, but here it’s like a mono space (8 peoples can be inside). And what you use as a van in Europe is like a bus here (around 25 people);

-Now in restaurant it is normal when the waitress tell you “don’t have this”;

-It’s possible to take a tuk tuk with 10 others people, but it is impossible to pay more than 5 dollars for that;

-When you eat chicken, you eat everything, even the bones

-A green tomato is a good tomato!

To be continued

Publié par : worldbarang | 26 mai 2010

Silk Island

L’île de la soie (Koh Dach = Ile détachée de la terre et du temps)
Samedi 22 mai, après cette nouvelle semaine de labeur intense, un changement s’imposait. Les meilleurs endroits pour se reposer sont sûrement les endroits loin du bruit, de la poussière et de la pollution, coupées de la “civilisation urbaine” de Phnom Penh. Ce genre d’endroit on peut on trouvez quelques uns autour de la capitale, le notre pour cette fois c’est : l’île de la soie.   L’opportunité de se rendre sur cette ile nous la devons à nos amis belges Philippe et Agnès, qui doivent être maintenant en plein du milieu du ciel entre Phnom Penh et Londres, pour leur dernier week-end au Cambodge l’idée de l’île était très bonne.   Pour se rendre sur l’ile située au milieu du Mékong, il n’y a pas vingt mille solution possible : le transport fluviale. On embarque aux alentours de huit heures du matin sur les quais de River Side, le bateau, qui a plus d’attributs en commun avec le Titanic qu’avec une coque de noix cambodgienne, appartient encore plus ou moins à la directrice de l’école où Philipe et Agnès furent les volontaires durant 9 mois.   Le trajet de 10 km séparant Phnom Penh de l’île dure environ une heure, la promenade en bateau est agréable, l’eau est calme comme de l’huile on accoste donc pépère sur la plage Sud de l’île. Nous nous installons dans la foulée dans des petites huttes sur pilotis amovibles, que tu peux louer à la journée pour moins de 1 dollar.   L’eau du Mékong pour les téméraires ou pour les moins soucieux de la propreté est chaude et le peu de profondeur permet de s’assoir et de se détendre, les doigts de pieds en bouquet de violettes. Quelques spécimens de poissons viennent parfois taquiner nos chevilles faisant la curiosité des plus jeunes et effrayants les plus vieux. Pour les autres c’est détente sieste et “on se la coule douce” sous les toits des paillotes.   Nous faisons connaissance avec un couple de Français Pierre et Marie Lou, expatriés, vivant avec leurs 4 enfants à Phnom Penh. Nous partageons avec alternance tranche de saucisson et tranche de vie ,les heures s’écoulent et il est désormais l’heure de partir visiter l’île.   La petite équipe que nous formons prend la direction de l’intérieur de l’île. Avec notre compagnon omniprésent ,le soleil, continuant son travail qui consiste à notre faire mijoter à thermostat 4 nous avançons tranquillement sur les quelques mètres de pistes qui séparent la plage du reste de l’île. On s’aperçoit tout de suite du décalage avec Phnom Penh qui n’est portant qu’à 10 Km, les différences sont assez marquées. On se croirait vraiment dans la campagne cambodgienne pleine de charme et tellement paisible. L’ile de la soie portant bien son nom, dans presque toutes les maisons on peut apercevoir les imposants métiers à tisser (sous les maisons les tisserands). Pour les non initiés on peut voir les femmes réalisant en direct des étoffes, balançant la navette d’un coté à l’autre, synchronisant pieds et mains, et la vue colorée des kramas nous rappelle que le Cambodge est réputé comme le pays d’Asie où on peut trouver la plus belle soie. (Mais en réalité le Cambodge produit peu de soie, elle est importé principalement du Vietnam, les Khmers rouges ayant détruit la quasi-totalité des muriers et des souches de vers à soie)   Le temps sur l’ile passant à un rythme différent, il nous faut déjà repartir pour Phnom Penh. Le dimanche on se retrouve tous ensemble dans un restaurant français pour dire au revoir à Philippe et Agnès, qui se sont envolés ce dimanche après midi.   Alors pour conclure et surtout pour faire honneur ou horreur à l’humour Belge je dirais simplement bonne continuation à Philippe et Agnès et à tantôt une fois.

English version

Saturday 22th of May, after this hard week of labor, a change is necessary. The best places to have a rest, are certainly, places far away from noise, dust, and pollution, far way from the urban civilization of Phnom Penh   It’s possible to find this kind of places around the capital . Ours for this time is : Silk Island. Thanks to our Belgium friend Philippe and Agnès, we have the opportunity for their last week end in Phnom Penh to go to this island. To reach the island, located in the middle of Mekong river, only one solution, the boat. We embark around 8 Am in the river side quay. The boat has more commune characteristics with the titanic than with a simple Cambodian boat, and is owned to the school director where Philippe and Agnes were volunteer during 9 months.   Between Phnom Penh and the island there are just 10 km. The crossing is pleasant; the river is as quiet as oil. Thus the boat docked without problems on the South beach. After this, we rent small mobile huts for just 1 dollar.   The Mekong river, for the bravest, or the less worried about the property is so hot, and because the few centimeters of depth it is totally possible to sit down and just relax. Some species of fishes come and brush our ankles that provoke the curiosity of the youngest and scared the oldest.   For the other, it’s just nap under straw huts.   The team that we are, decided to leave the beach and take the direction of the land. With our omnipresent friend, the sun, we move quietly on the trail which separates the beach from the land. The difference between Phnom Penh is really sharp. It ‘s easy to imagine that we are in the deep campaign of Cambodia. Almost all the houses have their weaves tools;   We can observe once again the impressive work of these women, rock the shuttle from one side to the other one, synchronizing feet and hands.   The time flows differently in this island and it’s already time to take the way back to Phnom Penh. The Sunday, we met all together to just say goodbye. In fact for Philippe and Agnès is their last day, they go back to Bruxelles, so i just want to add “a tantôt”.

Publié par : worldbarang | 19 mai 2010

Pour se retrouver le temps d’un week end dans un environnement paisible et agréable, rien de tel de partir pour un séjour au bord de la mer.Nous prenons la direction de Kep en compagnie de 4 autres volontaires basé soit a Phnom Penh ,soit a Battambang. Nous partons le vendredi en debut d’aprem, après quelques “minutes” d’attentes avec une chaleur relative.
La premiere petite surprise estl’anonce du chauffeur a notre arrivé qui “ no more room available in kep”…il nous a donc fallu tenter un peu l’aventure, penser eventuellement a dormir sur la plage, mais au final nous trouvons un GH ,après la tombé de la nuit.
Nous passons la journée du Samedi sur l’ile aux lapins. En fait il n’y pas de lapins sur cette ile, mais apparement vu de haut, la forme de l’ile rappelle celle d’un lapin….apparement.
Nous profitons donc le temps d’une journée d’un endroit calme et ensoleillé , mais ombragé par de nombreux palmiers. A la limite, le seul bémol serait le sable un peu trop chaud, mais nous pensons aussi a nos amis européènns, et nous prenons sur nous.

The idea was to find a quiet and lovely place for the week end, and for that there is nothing better than a week end at the sea.
We take the bus with 4 other volunteer (from Phnom Penh or Battambang), and leave on friday in the afternoon, after « few minutes » of delay within a impressive warmness.
The first surprise was when the bus driver said « no more room available in Kep », that let us think to every possibility like to sleep on the beach, but finally after few moments, we found a GH.
On saturday, we spend most of the time in the rabbit island. Clearly we didn’t see any rabbit, but apparently if you fly above the island, you can see a kind of rabbit (officialy).We just enjoy for a day this quiet and sunny place, but also shadowed by all the palm trees. The only negativ point was maybe the too warm sand, but at that time we also though to all our european friend, so clearly it’s not so bad…

Publié par : worldbarang | 7 mai 2010

Back to work

Nous tenons à remercier nos nombreux lecteurs et lectrices et nos nombreux fans, car nous avons dépassé les 1000 visites en moins de deux mois. Nécessitez à nous laisser de petits commentaires.

Après les vacances, retour au travail. De nombreux projets sont à mettre à place durant la période de stage qu’il nous reste. Premier des projets à commencer, le chiffrage du coût pour le champ de murier. Donc petite journée à Kompong Thom pour voir le prix d’une clôture, et de l’aménagement d’une ferme à cocon. On en profite également pour voir l’aménagement d’une cuisine pour la formation de jeunes cambodgiennes mais pour négocier avec le charpentier pour refaire le toit (1100 dollars pour 3 semaines de travail).

Deuxième projet, la formation de VRP pour Dara (à gauche sur la photo); Dara n’est pas seulement tailleur de bois, il est aussi responsable des ventes locales (pour les différents grossistes). Donc la formation va l’amener à chercher directement les touristes pour les ramener ou tout du moins leur faire connaitre le projet de VillageWorks.
Troisième projet, qui est quasiment terminé, la Magic Box. C’est une idée de financement externe basée sur la générosité des gens. “This box is magic, because if you put some money inside, the box converts this money in hope and smile”. C’est le slogan. Bien sur cela ne represente qu’une infime partie de notre recherche de financement.

Quatrième projet, avec Chantoune et Sokal, revoir la gestion des stocks et la gestion des coûts de production. Tout cela avec l’aide de Socheata, responsable des exports, mais aussi interprete.

Voila ensuite une multitude de petits projets à droite comme à gauche, pour le réaménagement du magasin, l’installation d’un dortoir pour les filles t, le réaménagement de l’espace Cutting, le logo “arbre” à Baray….
Donc pas vraiment le temps de s’ennuyer pendant un petit moment

Sur les photos jointes vous pouvez voir quelques membres du Staff Dara et Gna. Et l’entrée du magasin, notre bureau. L’atelier couture de Phnom Penh. Le futur dortoir, et enfin le design pour la boite Magic.

Des petits articles viendront présenter au fur et à mesure le staff. Et les différents lieux de travail.

English version

First of all, thanks to everybody who came and enjoyed our blog; in less than 2 months, we had more than 1000 visits, which is not bad for a simple blog, but don’t hesitate to write comments!

After our holidays, we are back to work. Many projects are planned for the rest of our mission.
We have to keep on working on our mulberry tree project by estimating the costs, contacting contractors,…for that we went one day in Kompong Thom to speak with the gardener, see what was possible, what would be interesting and what we will do. At the same time, we spent few hours on an other project. The association wants to build a big kitchen, and it would be the place where villagers could learn how to cook healthy and improve their food habits. An other project, still in Kompong Thom, is to build a place where new volunteer could sleep and live during their missions.

The purpose was mainly to speak about the price, and the way to manage everything. The price is for sure very low, and the discount we get after discussion also (around 50 usd).

The second project is concerning all the commercial policy of village works. We spent a lot of time on analyzing and trying to find a new and efficient policy. Than the first steps is to train a part of the staff to the sells management concepts…for example explain to Dara how to present the purpose and the concept of village works, and so attract them in the shop.

Third project, a smaller one and already done, the magic box…just a small wood box to receive donation from customers; for sure it is only a very small part of the fund raising mission.

Fourth mission, to create a new stock and costs production managemenr system, with Chantoune and Sokal; by luck we are assisted by Socheate (responsible for the export) who is the only who can really speak english…

To all this projects, a lots of small other ones like the new organisation of the shop, the construction of a new place for people of the NGO to sleep, the improvement of some part of the production process….so clearly we don’t have time to get bored.

We can on the attached picture some people from the staff (Dara and Gna) ,the shop of Phnom Penh, our office, the workshop…..

Publié par : worldbarang | 3 mai 2010

L’anecdote se rebiffe!!

Et les revoilà encore une fois, désolé pour les grossièretés mais bon c’est la section dans laquelle on se lâche un petit peu, on balance aussi, donc soyez indulgent, et souriez en les lisant.

Toujours les mêmes:

Pourquoi seule la femelle moustique pique ? Tout simplement pour le développement des œufs. En effet la femelle a besoin d’oligoéléments et de protéines présents dans le sang animal.  Le sang ainsi récolter servira pour la future génération. Donc elles sucent mais elles n’avalent pas (le sang).Au passage le mâle, quant à lui, se contente de butiner du nectar de fleur, et de littéralement remplir madame en plein vol lorsque l’aube ou le crépuscule décident de participer au spectacle.Donc quand vous tuez un moustique qui s’apprêter à vous piquer, vous tuer une dame, et tous ses futures enfants.

Virée en bécane sur Battambang:

L’idée c’était de brûler de la gomme, alors on a été loué une bécane chez un concessionnaire pour 8 dollars pour pouvoir faire le tour de la ville. Et nous déboulons  à toute berzingue, le nez dans la bulle, sur les boulevards de Battambang. On est pas vêtu de cuir et d’acier, mais short et claquettes.  Mais çà balance quand même pas mal. Les filles se retournaient et on les mataient, normal après tout.
Et quel pied de rouler sur le bitume brulant et dans les chemins  la chemise entre ouverte, laissant passer le vent mais aussi les moustiques…Parfois on pose un peu les bolides le temps de faire le plein de bières. Et çà repart à toute allure. Les amortisseurs couinent , l’aiguille tremble, le régime s’accélère, le pot fait un boucan d’enfer, on doit au moins rouler à 90.
Au guidon de nos Yams on double tout le monde, par la gauche, et par la droite quand çà coince. On fait cirée l’embrayage dès qui a un feu rouge, et on part comme des fous, jusqu’au prochain et on recommence encore et encore.
On est pas la pour sauver la planète on est la pour en faire le tour….putain yeah
Voila c’était une version “parallèle” de la virée en moto sur Battambang.

La photographie

Je parlerai aujourd’hui au nom de tous les apprentis photographes désireux de parvenir à faire les clichés qui feront leur fierté auprès de leur club d’échangiste photos.Art et reconnaissance font généralement route à part , quelques uns  ont le privilège de se voir récompensé et reconnu par la critique de leur vivant .  Alors ne courons pas après le succès et les récompenses, mais concentrons nous sur la photographie et l’art. L’idée de capter dans un objectif les premières lueurs du soleil qui baigneront une ville dans la chaleur et la lumière, ou bien les dernières qui laisseront place à un tout autre spectacle n’est pas chose si aisée. En tant que profane on pourrait facilement croire, et se laisser séduire par l’idée que le métier de photographe est assez facile de nos jours. L’ère du numérique permet en effet de se tromper et de recommencer à l’infini jusqu’à obtenir le rendu voulu. Et même si le cliché n’est pas parfait, il nous reste toujours la possibilité de faire appel aux nombreux programmes de retouche photo, permettant d’effacer les défaut de la prise de vue.
Mais cette description est assez réductrice, et je dirais simplement que là où le peintre voit avec ses yeux et ses doigts, le photographe  voit avec son objectif et son ordinateur. Il jouera plus facilement avec les techniques artistiques, car les procédés de capture sont plus modernes et plus simples. Néanmoins, il ne faut pas enlever à la photographie son côté artistique, et son côté émotionnel.

Je dis également merci aux photographes du monde pour le voyage et l’émerveillement que nous offre chaque prise de vue. Merci de porter à nos yeux les éléments du décor qui nous échappent aux premières regards.

“La critique est facile mais l’art est difficile” Molière

L’anecdote en classe:

Les petits moments cultes / cultures des cours d’anglais.

Sok roune : I don’t have an elephant.
Chhen a répondu à la question : trouver un mot avec la lettre B ? Par a BOG, ce qui signifie après consultation dans un dictionnaire : une tourbière.
On demande à Dara, pourquoi il vient ou cours d’anglais, il répond, I come by walking.
Cours sur les adjectifs en -ing ou -ed dérivés des verbes, début du cours 10 élèves, fin du cours 3 tentatives de suicide, 1 dépression, 1 migraine, 2 abandons, les secours sont encore sur place pour essayer de sauver les rescapés.
Chhen, nous a donné la meilleure démonstration que le cours commence bien trop tôt le matin, en luttant pendant une heure pour garder au moins un œil ouvert, et répondre dans un sursaut, Yes I understand….et retombant aussitôt dans les bras de Morphée.

L’échec de générosité:

Un grand merci à tout nos partenaires qui ont su  soutenir notre campagne de financement (aiderdonnerc.com) durant cette période de stage, je citerai Monsieur Radin et Madame Avarice. Et leurs nombreux enfants j’ai nommé Jean-Luc Rapiat, Madame J’ai des cactus  dans les fouilles, Mademoiselle  Je suis constipée du Morlingue, tout les gens qui n’osent cracher de peur d’avoir soif, aux jeunes qui loin d’attachés leurs chiens avec des saucisses, préféraient  tondre un œuf; nous répondrons simplement : argent est supplice pour l’avare, au pauvre sage bénéfice. Pour noël les enfants auront faim et rien d’autre. Voila ces quelques mots reflètent simplement notre échec d’autofinancement, ne vous inquiétez pas, rien de personnel  là-dedans. La campagne continue…

Apprentissage du  Khmer, quand le prof redevient l’élève:

Nous avons débuté nos cours de Khmers depuis maintenant deux semaines, nous avons déjà appris les formules de politesses d’usage, merci, bonjour, au revoir…On a également des notions pour diriger les Tuk-Tuk et pour négocier les prix, c’est peut toujours servir. On s’est également dire que l’on est Français et étranger, dans le cas où les gens ne le remarqueraient pas au premier coup. La langue Khmer est grammaticale assez simple, il faut simplement apprendre le vocabulaire et réussir à donner les bonnes intonations avec une prononciation impeccable.  Chose la plus difficile en fin de compte.

Mais pouvoir échanger juste quelques mots dans la même langue, c’est vraiment agréable même si pour le moment cela se résume à quelques courtes phrases.

Publié par : worldbarang | 27 avril 2010

Pour la petite histoire….

L’une des choses que l’on ne peut absolument pas éviter lorsque l’on visite les temples, c’est bien sur tous les enfants qui veulent vous vendre diverses choses, de la bouteille d’eau aux bracelets, en passant par des livres ou des statuettes. Cependant on peut diviser les vendeurs en deux catégories. La première correspond à ceux qui vous regardent avec un air de chien battu en espérant vous amadouer. Ils enchainent ensuite avec un long monologue, baissant eux même leurs prix en partant de 1 dollar le bracelet pour arriver en quelques secondes à 5 bracelets pour 1 dollar….une légère pensée aux touristes que se laissent avoir et achètent directement 1 bracelet pour 1 dollar…. La deuxième catégorie correspond à ces enfants qui, à la manière des VRP, créent un véritable contact avec leurs clients potentiels. Un exemple illustrera très bien cette catégorie de petite vendeuse très prometteuse. A noter premièrement que malgré leurs âges (aux alentours de 8 ans) elles parlent majoritairement un anglais très fluide ,voire souvent aussi quelques mots d’autres langues (en témoignent les danke schön et les muchas gracias). Ainsi munies d’une bonne capacité linguistique, elles commencent leurs speech: « where do you come from? » « if I tell you the name of the president, the prime minister, the capital and the population, you buy me somthing sir? »; à cela nous avons répondu, juste pour voir, que nous venons de trois pays différents, et la bonne surprise elle connaissaient les données pour chacun des pays cités (France, Allemagne et Espagne). A partir delà seulement Julien cède à la technique et achète un bracelet. La petite vendeuse continue sur un « your friend bought me one, why you don’t want?for your girlfriend, it will make her happy » (notons la correction grammaticale…). A cette argument une réponse vient automatique « elle est en Europe, et je suis là pour un moment,donc pas forcement sur de la revoir un jour…. » mais cet argument était vain, puisqu’à cela elle répondit: «you know sir, you can lie to me, but you can not lie to yourself…. ». Pour le coup se prendre une leçon de vie par une demoiselle de 8 ans, ca méritait tout de même qu’on lui achète un petit quelque chose….

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